Vélo de route VS vélo de chrono

Route VS CLM

Beaucoup de triathlètes se posent légitimement la question du type de cadre à choisir avant d’investir dans un vélo. Il existe des différences notables entre vélo de route et vélo de contre-la-montre (CLM), et un mauvais choix pourra s’avérer très handicapant. Posez-vous les bonnes questions :

1. Quels sont vos usages ?

Vélo CLMDans un premier temps, dites-vous bien qu’un vélo de chrono n’aura pas droit de cité partout (course avec drafting, cyclosportives, etc.) et que son confort moindre par rapport à un vélo de route se fera forcément sentir sur vos séances longues d’entraînement. Si vous optez pour ce type de cadre, c’est que vous êtes résolument tourné vers la compétition et à priori plutôt sur moyenne ou longue distance.

2. Quels sont vos habitudes sur le vélo ?

Êtes-vous du genre à rester collé aux prolongateurs (y compris à l’entraînement) ou à aimer rouler les mains en haut du guidon ? Dans les bosses, montez-vous plutôt assis ou en danseuse ? Sur un CLM, l’objectif est de rester le plus possible placé en position aérodynamique, et d’ailleurs la forme du cadre rend toutes autres positions plus ou moins inconfortables. Pensez qu’il ne sera pas facile de changer vos habitudes, et qu’il serait dommage d’être à contre-emploi des caractéristiques de votre machine.

3. Quels sont vos points forts ?

Vélo de route

Pour tirer la quintessence d’un CLM, il faut posséder de vrais qualités de rouleur et être capable d’emmener son vélo à une allure telle que sa géométrie profilée et sa rigidité deviennent des atouts importants. Si vous êtes puissant et aimez envoyer des watts sur de longues lignes droites, c’est parfait. En revanche si vous êtes d’avantage à l’aise sur des terrains moins rapides (parcours vallonnés, sinueux ou montagneux), un vélo de route sera plus nerveux et devrait mieux vous convenir.

4. Quels sont vos objectifs ?

Essayez de prévoir à moyen terme. Quels sont vos projets pour les 2 ou 3 années à venir, les courses qui vous tiennent à coeur ? Par exemple, si vous avez prévu de faire Embrun l’année prochaine, mieux vaudrait le prendre en compte ;). Et à l’inverse si vous êtes plutôt adepte des parcours plats.

5. Quel est votre budget ?

Enfin, un point non négligeable : le budget. Un vélo de CLM coûte plus cher qu’un vélo de route, et est souvent équipé de matériel moins standard (tige de selle profilée, étriers de freins spéciaux, etc.), donc plus onéreux à entretenir.

Conclusion

Cintre de chronoSi vous n’êtes pas sûr de vous, mieux vaut privilégier un cadre de route qui sera bien plus polyvalent. En y ajoutant des roues à jantes hautes, des prolongateurs ou même un cintre de chrono, vous aurez un vélo « typé triathlon » que vous pourrez emmener partout. Méfiez-vous des idées reçues comme le fait que vous feriez de meilleurs temps avec un CLM, ce n’est pas toujours vrai.
Si le look du vélo de chrono renvoie à l’image idéale du triathlète en position aéro, tout le monde n’est néanmoins pas fait pour en tirer tous les avantages. Il s’adresse principalement a un public de rouleurs expérimentés, possédant en général plusieurs vélos.